La prévoyance collective : un enjeu de taille pour l’entreprise

La prévoyance peut constituer l’un des piliers de la protection sociale pour une entreprise. Pour les cadres, elle est obligatoire. Pour les non-cadres, elle ne l'est pas toujours. Pourtant, s'en passer peut avoir des conséquences financières, organisationnelles et humaines importantes.

Ca bouge : prévoyance - absentéismes - risques - décès - cadres et non cadres

La prévoyance, une dépense inutile ?

À première vue, souscrire un contrat de prévoyance collective pour protéger ses salariés contre les aléas de la vie est une évidence. Toute entreprise, quelle que soit son activité ou sa taille, peut être exposée à des absences de longue durée dues à une maladie, un accident ou une invalidité, et dans le pire des cas à un décès.
Et pourtant, certaines entreprises ne disposent pas de contrat de prévoyance pour l’ensemble de leurs salariés ou, lorsqu’ils en ont, le contrat peut se révéler non conforme ou inadapté.

« On se dit toujours que le risque est faible, que ça n’arrive qu’aux autres.
Que le prix est trop élevé pour si peu. Et résultat, les coûts sont bien plus lourds. »

Quand le risque devient réalité

Les raisons sont connues : un tarif qui semble élevé, un manque d’intérêt pour le sujet, une absence d’information. 

Les conséquences, elles, sont toujours les mêmes. Ne pas avoir de prévoyance collective c’est d’abord faire courir à son entreprise, ainsi qu'à ses salariés, un risque financier majeur. L’indemnité journalière versée par la Sécurité sociale ne couvre qu’environ 50 % du salaire brut. Le reste est censé être couvert jusqu’à 90 % par un dispositif de prévoyance collective.

« Certaines entreprises nous sollicitent lorsque le mal est fait, c’est-à-dire lorsque le risque est devenu une réalité. Notre rôle est toujours de les accompagner au mieux, mais certaines situations peuvent entraîner des surprimes par exemple. »

Cadres, non-cadres, des règles différentes

Pour les salariés cadres, toute entreprise a l'obligation de souscrire un contrat de prévoyance, à hauteur de 1,50 % de la tranche 1 de la Sécurité sociale. Si aucun contrat en bonne et due forme n’a été souscrit, les salariés peuvent se retourner contre leur employeur aux Prud'hommes.

Pour les salariés non-cadres, aucune obligation n’est inscrite dans la loi, mais certaines Convention collective nationale (CCN) rendent obligatoire la souscription d’un contrat de prévoyance. Il faut donc que l’employeur ait une bonne connaissance des dispositifs conventionnels pour s’assurer d’être en conformité.

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Comment s'articulent les régimes de prévoyance ?

Comment s'articulent les régimes de prévoyance ?

L’absentéisme, cause majeure du déclenchement de la prévoyance collective

L’absentéisme touche particulièrement les cadres (+35,2 % depuis 2019) et les jeunes (+27,6 % 2019), majoritairement affectés par des troubles de la santé mentale. Depuis deux ans, le phénomène est en hausse et les arrêts longs (plus de trois mois) représentent plus de 60% de l’absentéisme total*.

« Ces arrêts peuvent avoir de sérieuses conséquences sur l’entreprise :
réorganiser les équipes, remplacer des collaborateurs, maintenir l’activité, tout cela a un prix. »

Et pour une TPE ou une PME par exemple, ces dépenses peuvent peser lourdement sur l’équilibre financier voire menacer la vie de l’entreprise, ce qui rend d’autant plus importante la souscription d’un contrat de prévoyance.

Anticiper pour protéger

Le maître-mot pour les entreprises : anticiper. Dès sa création, il est essentiel de mettre en place une prévoyance collective conforme et adaptée, en tenant compte de la convention collective (CCN) dont elle dépend.

Parce qu’une bonne prévoyance contribue à sécuriser l’entreprise, protéger les salariés et leur famille et renforcer son attractivité.

 

* Baromètre absentéisme Malakoff Humanis 2025

 

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