Tout savoir sur la subrogation pour le maintien de salaire

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Définition de la subrogation : comment fonctionne la subrogation en cas de maintien de salaire ?

En cas d'arrêt de travail de l'un de vos salariés vous devez, dans certaines conditions, maintenir tout ou partie de son salaire. Ce salaire maintenu résulte de la somme des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale (IJSS, ou indemnités journalières de la Sécurité sociale) et du complément de salaire que vous, employeur, lui versez.

En pratique, la subrogation pour maintien de salaire permet à l'employeur de percevoir directement, en lieu et place du salarié, les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. L'employeur verse au salarié son salaire maintenu (IJSS + indemnité complémentaire) en une seule fois. La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) rembourse l'employeur dans un délai de 14 jours après la démarche (pour les seules IJSS).

Ce dispositif présente plusieurs avantages concrets :

  • simplifier votre paie : vous versez les indemnités journalières et le maintien de salaire en une seule opération ;
  • gagner du temps administratif : vous évitez les erreurs de calcul et optimisez votre gestion comptable.

Sur la fiche de paie, les IJSS apparaissent dans la rubrique « revenus de remplacement ». Elles restent exonérées de cotisations sociales.

Vous souhaitez obtenir plus d'informations sur le principe de subrogation et le maintien de salaire par l'employeur ?

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Avec ou sans subrogation : quelles différences ?

La différence entre les deux modes de gestion repose essentiellement sur le circuit de versement du complément de salaire et des indemnités journalières.

Schéma comparatif des circuits de versement des indemnités journalières et du complément de salaire avec ou sans subrogation employeur.

Quand le maintien de salaire s'applique-t-il ?

Le droit au maintien de salaire concerne les arrêts maladie, accident du travail ou maladie professionnelle, sous certaines conditions définies à l’article L.1226-1 du Code du travail :

  • ancienneté requise : le salarié doit justifier d'un an d'ancienneté au premier jour de l'arrêt de travail ;
  • délai de carence : le maintien de salaire débute à partir du 8e jour d'absence en cas de maladie ou d'accident de trajet (et à compter du 1er jour d'absence en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle ;
  • prise en charge : le salarié doit être pris en charge par la Sécurité sociale et recevoir des soins en France ou dans l'un des États membres de l'Espace économique européen (EEE) ;
  • certificat médical : le salarié doit transmettre son arrêt de travail dans les 48 heures.

Votre convention collective peut prévoir un maintien de salaire plus favorable (conditions, indemnisation, délai de carence, etc.).

Subrogation de plein droit

  1. Lorsque le salaire est maintenu en totalité, l'employeur est subrogé de plein droit à l'assuré dans ses droits aux IJSS dues ;
  2. Lorsque l'employeur maintient tout ou partie du salaire sans opérer de déduction d’IJSS, il est subrogé de plein droit à l'assuré dans ses droits aux IJSS pour la période considérée, à condition :
    1. le contrat de travail du salarié ou la convention collective applicable prévoit le maintien de salaire (total ou partiel) sous déduction des indemnités journalières ;
    2. que le salaire maintenu soit au moins égal au montant des IJSS dues pour la période.

En-dehors de ces cas, ou si l'une des conditions n'est pas remplie, l'accord écrit du salarié devient obligatoire pour la subrogation.

La fin de subrogation intervient à l'échéance de la période de maintien de salaire prévue par la CCN ou l’accord de branche applicable (qui peut être inférieure à la durée de l’arrêt de travail) ou lorsque le salarié reprend son activité professionnelle.

Comment faire la demande de subrogation en DSN

En tant qu'employeur, vous effectuez la demande de subrogation au moment du signalement de l'arrêt de travail dans la Déclaration Sociale Nominative (DSN). Voici les trois étapes à suivre.

  1. Obtenir l'accord du salarié si nécessaire.
  2. Déclarer l'arrêt de travail : cochez la rubrique « Demande de subrogation en cas de maintien de salaire » dans votre DSN et précisez les dates de début et de fin de la période de subrogation. Pensez au moment du signalement à bien indiquer la date de fin de subrogation, qui correspond au terme de la durée maximale de maintien du salaire prévue par votre convention collective.
  3. Renseigner votre IBAN ou RIB : joignez votre numéro de compte bancaire lors de votre première demande ou en cas de changement de domiciliation. Les indemnités journalières vous seront ensuite versées directement par la CPAM tous les 14 jours en moyenne.

Source : ameli.fr et Legifrance

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Subrogation : avantages et inconvénients pour l'employeur et le salarié

La subrogation présente des bénéfices concrets pour les deux parties, mais nécessite aussi une attention particulière.

Pour l'employeur :

  • réception de l'intégralité de son maintien de salaire en une seule fois ;
  • remboursement des IJSS par la CPAM sous 14 jours en moyenne ;
  • calcul précis du maintien de salaire en déduisant les IJSS du salaire brut.

Pour le salarié :

  • un versement unique de son maintien de salaire (comprenant les IJSS) ;
  • pas de décalage de paiement qui pourrait créer des difficultés financières.

Points de vigilance

Malgré ses atouts, la subrogation demande un suivi rigoureux. L'employeur doit avancer les IJSS avant d'être remboursé, ce qui peut peser sur la trésorerie. Le calcul du bulletin de paie se complexifie avec la prise en compte de la CSG CRDS applicable aux IJSS (6,70 %). Enfin, il faut suivre les remboursements de la CPAM et gérer les écarts éventuels entre les IJSS versées et celles remboursées.

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Au-delà de la subrogation, protéger vos salariés en cas d'arrêt de travail nécessite une couverture prévoyance adaptée. Un contrat de prévoyance collective permet de compléter les indemnités de la Sécurité sociale et le maintien de salaire de l’employeur et de maintenir le niveau de vie de vos collaborateurs en cas d'incapacité ou d'invalidité et celui de leurs proches en cas de décès.

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FAQ
  • La subrogation permet à l'employeur de percevoir directement les indemnités journalières de la Sécurité sociale à la place du salarié en arrêt de travail. L'employeur verse ensuite au salarié son salaire maintenu et les IJSS en une seule fois.

  • Les principaux inconvénients concernent l'avance de trésorerie nécessaire avant le remboursement de la CPAM sous 14 jours, le risque d'erreur dans le calcul du maintien de salaire, et le suivi comptable rigoureux des remboursements.

  • Le maintien de salaire désigne l'obligation pour l'employeur de compléter les indemnités journalières versées par la sécurité sociale pour garantir un certain niveau de revenu au salarié. La subrogation est le mécanisme qui permet à l'employeur de percevoir directement les IJSS et de verser le salaire maintenu et les IJSS au salarié en une seule fois.

  • Sans subrogation, le salarié reçoit directement les indemnités journalières de la Sécurité sociale. L'employeur verse de son côté uniquement le complément de salaire prévu par le Code du travail ou la convention collective applicable. Les deux versements sont séparés, ce qui peut créer des décalages de paiement.

  • Les IJSS apparaissent dans la rubrique « revenus de remplacement » du bulletin de paie lorsque l'employeur pratique la subrogation. Le montant des IJSS brutes est indiqué, ainsi que le net après subrogation. Les IJSS sont soumises au prélèvement à la source et à la CSG-CRDS mais restent exonérées de cotisations sociales.

  • C'est la Sécurité sociale qui rembourse les indemnités journalières à l'employeur dans le cadre de la subrogation. Le remboursement intervient dans un délai de 14 jours après la déclaration dans la DSN et se poursuit jusqu'à la date de fin de subrogation indiquée par l'employeur.