16661 16661 16661 16661 L’absentéisme en 2026 : et si on regardait enfin ce que les chiffres ne disent pas ? « Un arrêt de travail, ça ne commence pas le jour où le médecin signe. Ça commence bien avant. » +25,5 % depuis 2019. Près d'un salarié sur trois arrêté au moins une fois dans l'année. Derrière ces chiffres, une réalité qui se complexifie : de nouveaux profils, des arrêts qui s'allongent, et un système d'indemnisation mis sous une pression inédite. Pour les 10 ans de notre baromètre, nous avons croisé trois sources pour une lecture de l'absentéisme comme nous ne l'avions jamais proposée. Mis à jour le 05.06.2026 Email Twitter Linkedin Facebook Un phénomène qui touche tout le monde, mais pas de la même façon Les jeunes s'arrêtent souvent et plusieurs fois. Les seniors moins souvent, mais bien plus longtemps. Les cadres, historiquement épargnés, enregistrent aujourd'hui les hausses les plus rapides. Les managers sont 53 % à s'être vu prescrire un arrêt en 2025. L'absentéisme n'a plus de profil type. Il a des dynamiques, et elles divergent selon l'âge, le statut, le secteur. Ce qui se joue derrière les arrêts longs 63,8 % des journées d'absence sont imputables à des arrêts de plus de 60 jours, qui ne représentent que 9,4 % du nombre total d'arrêts. C'est là que se joue la soutenabilité du système : leur poids a progressé de 6 points en six ans. Troubles de la santé mentale, TMS, traumatologie, trois familles de pathologies concentrent les deux tiers des arrêts longs. Les comprendre, c'est la condition pour agir efficacement Envie d'aller plus loin sur l'absentéisme au travail ? Pour les 10 ans de notre baromètre, nous avons voulu aller plus loin que le constat annuel. Cette édition croise trois sources complémentaires : les données de 3,8 millions de salariés suivis en continu, 321 000 arrêts longs analysés sur la période 2020-2025, et les regards croisés de 3 000 salariés, 400 dirigeants et 200 médecins généralistes.Ce croisement permet une lecture de l'absentéisme à trois niveaux : ce que vivent les salariés, ce que déclarent les entreprises, et ce que prescrivent les médecins. Trois angles qui, ensemble, éclairent non seulement l'ampleur du phénomène, mais aussi ses causes profondes et les leviers qui font vraiment la différence.Une analyse comme nous ne l'avions jamais proposée, et comme elle n'avait jamais été conduite en France avant. Boutons et liens Téléchargez la synthèse Sur le même thème Quel contrat social pour attirer et fidéliser les salariés ? Interview : Comment agir sur l'absentéisme ? Démarche de qualité de vie au travail : quel pilotage ? Qualité de vie au travail