L’absentéisme en entreprise : un niveau record qui impose de nouvelles solutions

L'absentéisme atteint son niveau le plus haut depuis 2019 avec un taux à 4,3 % en 2025. Mais qu'est-ce que cela dit de la nature de l'absentéisme aujourd'hui ? Comprendre ce qui se joue depuis la crise sanitaire et pour quelles populations nécessite une lecture complète du phénomène. C'est tout l'enjeu de la lecture croisée de données issues du portefeuille de 3,8 millions de salariés, des données anonymisées d'indemnisation médicale et de la 10e édition du baromètre Absentéisme par l'Ifop pour Malakoff Humanis.

Un phénomène qui touche tout le monde, mais pas de la même façon

Les jeunes s'arrêtent souvent et plusieurs fois. Les seniors moins souvent, mais bien plus longtemps. Les cadres, historiquement épargnés, enregistrent aujourd'hui les hausses les plus rapides. Les managers sont 53 % à s'être vu prescrire un arrêt en 2025. L'absentéisme n'a plus de profil type. Il a des dynamiques, et elles divergent selon l'âge, le statut, le secteur.

Ce qui se joue derrière les arrêts longs

63,8 % des journées d'absence sont imputables à des arrêts de plus de 60 jours, qui ne représentent que 9,4 % du nombre total d'arrêts. C'est là que se joue la soutenabilité du système : leur poids a progressé de 6 points en six ans. Troubles de la santé mentale, TMS, traumatologie, trois familles de pathologies concentrent les deux tiers des arrêts longs. Les comprendre, c'est la condition pour agir efficacement