Sortir de l'emprise de l'alcool : Comment savoir si on a une addiction ?

Un verre, ça va. Trois verres, bonjour les dégâts ! Cette campagne des années 80 mettait déjà l'accent sur les méfaits d'une consommation excessive d'alcool. Comment savoir si l'on est dépendant et surtout comment s'en défaire ? Nous faisons le point.

Un fléau national, un vrai problème de société

À l'instar de la cigarette, et de tout produit psychoactif, la consommation d'alcool peut conduire à la dépendance et générer de nombreuses pathologies. Le produit psychoactif comme son nom l'indique modifie l'état de conscience, les perceptions, les sensations. Il rend « service » et consommation après consommation, la dépendance s'installe. Nous ne sommes pas tous égaux face à ce phénomène.

Il faut différencier consommation occasionnelle, consommation régulière et consommation excessive.

La valeur seuil est de 10 verres d’alcool (à dose standard) maximum par semaine sans dépasser 2 verres par jour et ce, quel que soit le sexe. Au-délà de ces chiffres, la consommation est jugée problématique surtout quand :

  • Les occasions pour boire se multiplient,
  • L'ivresse est recherchée à chaque fois,
  • elle devient systématique lors d’évènements festifs,
  • Il est impossible de se limiter avec une perte de contrôle systématique.

D’après Santé Publique France, en 2020, presque ¼ de la population française de 18 à 75 ans, dépasse cette valeur seuil de consommation en alcool (33,5% des hommes et 14,9% des femmes).

Ce type de consommation augmente les risques de carences alimentaires mais surtout de cirrhose, de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

Socialement, le rôle de l'alcool est solidement ancré : pour les jeunes, boire jusqu'à la déraison peut être un rite de passage, un comportement incontournable pour être accepté dans une communauté, pour montrer qu'on « est un adulte », etc. Synonyme de fête, l'alcool ainsi consommé est tout aussi dangereux pour la santé au-delà des risques immédiats d'accidents, d’agressions, de rapport sexuel non protégé et-ou non désiré, d’états d’ivresse voire de coma éthylique avec un risque de décès. Le rôle des parents est essentiel pour ouvrir la discussion sur les dangers de l'alcool, et le sens donné à cette consommation.

Bon à savoir

Vous souffrez peut-être de dépendance et avez besoin d'aide ? Notre réseau de thérapeutes en inclusion de notre mutuelle santé vous aide en douceur grâce à des pratiques complémentaires à la médecine conventionnelle : hypnose, sophrologie, médecine chinoise, naturopathie, réflexologie, shiatsu, etc.

Connaître sa consommation d'alcool et la maîtriser

Si le comportement des jeunes inquiète, les adultes ne sont pas en reste devant l'alcool et sont parfois bien plus dépendants qu'ils ne le pensent.

Si vous n'arrivez pas à envisager un repas ou une journée sans alcool, si vous consommez systématiquement plusieurs verres au cours d'un repas, attention, vous êtes peut-être déjà « accro ».

En cas de doute sur votre consommation avec l’alcool, vous pouvez dès maintenant réaliser ce test pour évaluer votre dépendance sur alcool-info-service.

Pour en être certain, n'hésitez pas à en parler autour de vous et éventuellement à consulter professionnel de santé. Pour arrêter, il est important de se préparer en amont et il est fortement conseiller de se faire aider. Pour s’en sortir, il existe différentes méthodes et le meilleur traitement sera proposé par votre médecin en étant le plus adapté à votre situation. Une addiction peut être soignée, notamment par des thérapies comportementales. Et n'oubliez pas, un verre de vin doit pouvoir rester un plaisir !

En tout état de cause, même si vous vous en sentez capable, NE CONDUISEZ PAS ! L'alcool diminue les réflexes, le champ de vision et la bonne estimation des capacités.

Retrouvez toutes les infos sur : alcool-info-service.fr

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