Agir pour prévenir les risques psychosociaux en TPE et PME

Prévenir les risques psychosociaux : une obligation pour les PME-TPE

Les PME et les TPE n’échappent pas aux risques psychosociaux (RPS). Même si les relations sont plus étroites au sein de ce type d’entreprises, leurs salariés sont eux-aussi soumis à ces risques. 
Une démarche de prévention est primordiale. Elle doit s’appuyer sur l’évaluation des risques existants, des mesures de prévention associées, et la sensibilisation et la formation des salariés.

Pourquoi prévenir les RPS au sein de l’entreprise ?

Les risques psychosociaux sont un enjeu majeur pour toutes les entreprises. Et notamment pour les plus petites dont l’organisation du travail, qui repose sur des effectifs réduits, peut être fragilisée et remettre en question la performance de l’entreprise.

En effet, l’absentéisme qui peut découler des RPS a un impact négatif sur le bon fonctionnement d’une entreprise, particulièrement au sein d’une petite structure, car il entraîne une désorganisation du travail, une baisse de productivité et des coûts supplémentaires qui ont plus de conséquences que dans une grande structure.

Il est donc essentiel de prévenir et d’agir pour préserver le bien-être des salariés.

Lire aussi : Absentéisme au travail : quelles actions mettre en place pour l’éviter ?

Élaboration du document unique

Il est important pour les petites entreprises de s’interroger sur la présence ou non de facteurs de risques psychosociaux et de les évaluer.

Cette démarche, dite de prévention des risques psychosociaux, est un atout majeur qui contribue au bien-être des salariés et à la performance sociale des entreprises.

Elle s’appuie sur une bonne évaluation des risques professionnels, permettant la mise en place d’un plan d’actions pertinent et se concrétise par la rédaction et la mise à jour annuelle d’un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DU ou DUERP).

Ce document va permettre de formaliser :

  • L’inventaire des risques auxquels sont exposés ses salariés,
  • Un plan d’actions pour prévenir les risques identifiés au sein de l’entreprise.

Si le chef d’entreprise est en première ligne dans la rédaction du Document Unique et la mise en place de dispositifs de prévention, il a néanmoins intérêt à mobiliser l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise : les salariés et les représentants du personnel.

Les salariés sont les premiers acteurs et bénéficiaires d’une politique de prévention. Essentielle, leur implication en amont est un gage de leur adhésion aux actions mises en place.

SI des instances représentatives du personnel sont présentes dans l'entreprise, il est important que le chef d’entreprise les fasse participer à la démarche.

Au sein des entreprises de plus de 11 salariés, c’est l’un des rôles du comité social et économique (CSE) que d’alerter et prévenir les risques professionnels en entreprise. D'ailleurs, pour traiter ces sujets en détail, il peut décider de constituer une commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT).

Dans les entreprises de moins de 10 personnes, en l’absence d’élus du personnel, le chef d’entreprise peut associer directement ses salariés à la démarche.

Les outils pour aider les dirigeants dans la prévention des RPS

Les chefs d’entreprise qui veulent s’engager dans une démarche de prévention ne savent pas toujours par où commencer. Pour être conseiller et accompagner, ils peuvent utiliser des guides pratiques, construits comme des modes d’emploi. Malakoff Humanis propose ainsi son expertise et son accompagnement, notamment des Kits Enjeux RH.

Réalisés avec des experts de la prévention, ces guides pratiques présentent les enjeux, le cadre juridique et les actions à mener pas à pas au sein de l’entreprise.

Retenons que s’engager dans une démarche de prévention sera toujours bénéfique pour l’entreprise, non seulement en permettant à son dirigeant de prévenir les maladies professionnelles et de diminuer les accidents du travail, mais aussi en développant des vertus fédératrices, grâce à la mobilisation de tous ses acteurs.

Sur le même thème
  • Frais de gestion et taux de redistribution des complémentaires santé, de quoi parle-t-on ?

    Frais de gestion et taux de redistribution des complémentaires santé, de quoi parle-t-on ?

    Pour fonctionner, au même titre que toutes entreprises, les complémentaires santé, qu’elles soient à but non lucratif comme Malakoff Humanis, ou pas, consacrent un minimum de ressources à l’exercice de leur activité. Les frais de gestion leur servent avant tout à assurer la vie des contrats et notamment le paiement des prestations, et développer des services pour répondre aux besoins des assurés.

  • Sécurité et santé au travail : les obligations de l’employeur

    Sécurité et santé au travail : les obligations de l’employeur

    Pour le chef d’entreprise, assurer la sécurité de ses salariés et protéger leur santé physique et mentale est une obligation légale mais aussi un enjeu économique et social qui impacte au quotidien la performance de sa société. Ses démarches doivent démarrer par l’évaluation des risques et la mise en place de mesures de prévention.
     

  • La réforme 100% santé : un reste à charge zéro pour l’assuré

    La réforme 100 % santé : un reste à charge zéro pour l’assuré

    La réforme 100 % santé, aussi appelée « reste à charge zéro », vise à garantir un accès à des soins prothétiques dentaires, des équipements optiques et des aides auditives, de qualité, sans reste à charge. Explications sur cette réforme et ses objectifs.