Comment fonctionne le temps partiel thérapeutique pour les salariés ?

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Comment fonctionne le temps partiel thérapeutique ?

La reprise à temps partiel pour motif thérapeutique est définie par l’article L 323-3 du code de la Sécurité sociale. Elle prévoit qu’un salarié, à l’issue d’un arrêt de travail prolongé, puisse reprendre une activité à horaire réduit. pendant une durée d’un an maximum. Sa durée est fixée par le médecin et validée par la caisse primaire d’assurance maladie, en fonction de l’état de santé du salarié. Cette durée ne peut pas dépasser la limite des droits aux indemnités journalières. 

Dans quels cas mettre en place un mi-temps thérapeutique ?

Le temps partiel pour motif thérapeutique est destiné à favoriser le maintien dans l’emploi. Il concerne deux situations : 

  • un salarié qui revient d’un arrêt de travail prolongé, pour maladie ou accident ; 
  • un salarié qui a repris son travail à temps plein après un arrêt de travail, mais dont l’état de santé nécessite une adaptation du temps de travail. 

Le temps partiel thérapeutique peut également être mis en place lorsque le médecin estime que la reprise ou le maintien dans l’emploi est de nature à favoriser l’amélioration de l’état de santé du salarié, ou lorsque celui-ci doit suivre une rééducation ou une réadaptation professionnelle. 

Il n’est pas nécessairement consécutif à un arrêt de travail. Il peut être mis en place après une reprise à temps plein si l’état de santé du salarié le nécessite. 

Qui détermine le niveau de la réduction horaire ? 

La reprise à temps réduit est une solution proposée par le médecin traitant au salarié dans deux cas : 

  • quand il considère que son retour ou son maintien dans l’emploi constitue un facteur favorable pour sa santé
  • ou lorsque le salarié doit suivre une rééducation ou une réadaptation professionnelle non compatible avec un plein temps. 

Le médecin préconise une réduction du temps travaillé adaptée à l’état de santé du salarié. Elle peut évoluer au fil des semaines pour permettre un retour progressif au temps plein. 

Cette proposition est adressée à l’employeur et au médecin conseil de la CPAM. C’est ce dernier qui prendra la décision finale, après accord de l’employeur. 

Quelles conséquences pour le salarié ? 

Son emploi est maintenu. 

Il continue de percevoir un revenu, composé de sa rémunération et d’indemnités journalières versées par la CPAM : 

  • son entreprise lui verse une rémunération correspondant à son nouveau temps de travail ; 
  • cette rémunération est complétée grâce au versement par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d’ indemnités journalières d’arrêt de travail. 

Il continue de bénéficier de tous les avantages liés à son contrat de travail : congés, mutuelle, frais de transport, participation, etc. 

Lire aussi : Visites médicales de reprise suite à un arrêt de travail pour maladie ou accident

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Quel est le rôle de l’employeur dans le mi-temps thérapeutique ?

C’est à l’employeur que revient l’organisation du mi-temps thérapeutique, après échange avec le salarié sur ses conditions de reprise. La mise en place du dispositif repose sur des échanges entre l’employeur, le salarié et les professionnels de santé. 

Préparer la reprise 

Lorsque le médecin traitant a préconisé une reprise à temps réduit, l’employeur doit, en premier lieu, organiser une visite de reprise auprès du médecin du travail. Elle est obligatoire dans certains cas, notamment après un arrêt de travail prolongé, selon sa durée et son origine. Lors de cette visite, le médecin évalue l’adéquation de l’état de santé du salarié au regard du poste qu’il occupe, afin de déterminer s’il est apte à travailler afin de déterminer s’il est apte à reprendre son activité. 

Si le médecin du travail déclare le salarié « apte à travailler » 

Un avis favorable du médecin est accompagné de préconisations. L’employeur doit évaluer leur faisabilité : aménagement du poste de travail, modification de l’organisation, recherche d’un poste compatible avec l’état de santé de la personne, etc. 

Il établit ensuite une attestation indiquant son accord de principe sur la reprise, la nature de l’emploi à temps partiel et la rémunération correspondante. Il l’adresse au salarié et au médecin conseil de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). 

Si l’employeur estime que ces conditions ne sont pas compatibles avec le fonctionnement de l’entreprise, il peut refuser le mi-temps thérapeutique. Il devra alors adresser un courrier au salarié concerné et au médecin du travail décrivant les motifs de son refus. Ceux-ci doivent être légitimes et relever de l’intérêt de l’entreprise. 

Si le médecin du travail déclare le salarié « inapte » 

Dans ce cas, l’employeur doit s’engager dans une démarche de reclassement professionnel de la personne. 

Sécuriser la relation salarié/employeur 

Les nouvelles modalités de travail, définies à la suite des recommandations du médecin, doivent apparaître dans un avenant au contrat de travail. Il est rédigé par l’employeur et comprend toutes les indications sur le temps travaillé et/ou l’aménagement du poste. Cet avenant peut être limité dans le temps.

Bon à savoir

Le temps partiel thérapeutique permet d’adapter le rythme de travail, mais il s’accompagne souvent de besoins de santé spécifiques : suivi médical, accompagnement psychologique ou soins complémentaires.

Pour les employeurs, proposer une couverture santé adaptée peut faciliter la reprise et contribuer à sécuriser le retour du salarié dans l’entreprise.

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Le retour au temps plein

Le salarié peut revenir à temps plein à l’issue d’une période définie. Il peut aussi le faire en augmentant progressivement ses horaires de travail : tout dépend de l’évolution de son état de santé. 

À chaque changement de situation, l’employeur doit prévoir une visite de reprise auprès du médecin du travail.

Lorsque le salarié est déclaré apte à une reprise à temps plein : 

  • l’employeur doit signaler sa réintégration à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ; 
  • il doit également modifier de nouveau le contrat de travail si l’avenant ne prévoyait pas de date de fin du temps partiel thérapeutique. 

Aller plus loin : Le télétravail, une alternative à envisager pour certains arrêts maladie 

S’assurer d’un retour réussi 

Lors de sa reprise, le salarié peut éprouver des angoisses ou rencontrer des difficultés d’adaptation. L’employeur doit aider le salarié à réussir sa réintégration professionnelle. En plus des aménagements du poste, il peut prévoir un accompagnement personnalisé. 

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Comment Malakoff Humanis accompagne la reprise de vos salariés après un arrêt de travail ?

Le retour au travail après un arrêt maladie, notamment en temps partiel thérapeutique, est une étape sensible. Si l’aménagement du temps de travail est essentiel, il ne suffit pas toujours à garantir une reprise sereine et durable.

Pour répondre à ces enjeux, proposer une couverture santé adaptée permet de sécuriser le parcours de soins, de faciliter l’accès à certains professionnels et de soutenir vos salariés dans leur rétablissement. 

Une solution pour protéger vos salariés au quotidien 

Avec Entreprises Santé +, vous proposez à vos collaborateurs une mutuelle pensée pour les entreprises et leurs besoins réels. 

Grâce à des garanties adaptées, vos salariés peuvent mieux faire face aux dépenses de santé souvent nécessaires après un arrêt de travail : consultations de spécialistes, accompagnement psychologique ou encore soins complémentaires. 

L’offre inclut notamment des prises en charge renforcées en médecine douce, des consultations de psychologue ainsi que des garanties étendues en hospitalisation, avec la possibilité de bénéficier d’une chambre individuelle.

Modulable, la couverture s’adapte à votre entreprise et aux profils de vos salariés, tout en vous permettant de maîtriser votre budget. 

Une mise en place simple et conforme 

Mettre en place une mutuelle d’entreprise demande de prendre en compte certaines obligations. Avec Malakoff Humanis, vous bénéficiez d’un accompagnement pour choisir une couverture adaptée à votre convention collective et conforme à vos obligations. 

Nos experts vous accompagnent à chaque étape, avec des démarches administratives simplifiées pour vous faire gagner du temps.

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FAQ
  • Non. L’employeur peut refuser la mise en place d’un temps partiel thérapeutique si les conditions d’organisation ne sont pas compatibles avec le fonctionnement de l’entreprise. Ce refus doit toutefois être justifié par des motifs légitimes.

  • Le salarié perçoit une rémunération proportionnelle à son temps de travail, versée par l’employeur. Elle est complétée par des indemnités journalières versées par la CPAM, afin de compenser en partie la perte de salaire.

  • Oui. Le temps de travail peut évoluer progressivement, en fonction de l’état de santé du salarié. Ces ajustements sont proposés par le médecin et nécessitent l’accord de l’employeur ainsi que la validation de la CPAM.

  • L’employeur organise les conditions de reprise : aménagement du poste, adaptation des horaires et échanges avec le salarié et les professionnels de santé. Il tient compte des recommandations du médecin du travail pour favoriser une reprise durable et sécurisée.