Médecines douces, quel remboursement ?

Médecines douces, quel remboursement ?

Alternatives, douces, naturelles : il existe une grande variété de pratiques qui n’entre pas dans la définition conventionnelle de la médecine. Ces modes de soins différents sont de plus en plus utilisés mais sont-ils bien remboursés ? Nos réponses ci-dessous

Médecines douces : de quoi parle-t-on ?

Il n’existe pas de définition définitive de ces thérapies. Elles sont qualifiées de naturelles, de traditionnelles ou encore de complémentaires.

C’est ce dernier terme qui est retenu par l'Ordre des Médecins qui les classe en quatre catégories :

  • Les thérapies biologiques basées sur l’emploi de plantes comme la phytothérapie ou l’aromathérapie ;
  • Les thérapies manuelles qui donnent lieu à des manipulations : l’ostéopathie ou la chiropraxie par exemple ;
  • Les systèmes complets ayant une base théorique et pratique propre. Sont concernées en particulier l’acupuncture ou l’homéopathie ;
  • Les approches corps/esprit où se retrouvent l’hypnose, la méditation ou encore la sophrologie.

Ces thérapies sont qualifiées de pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) par le Ministère des solidarités et de la santé. Elles sont très diverses : ostéopathie, chiropraxie, méditation, hypnose, mésothérapie, auriculothérapie, biologie totale, acupuncture/ moxibustion, homéopathie, hypnothérapie, sophrologie, thermalisme psychiatrique, etc.

Nombreuses et difficiles à quantifier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime leur nombre à 400. Elles ont toutes en commun de n’avoir pas fait l’objet d’études scientifiques suffisantes pour assurer leur reconnaissance.

Bon à savoir

Les médecines non conventionnelles peuvent présenter des risques. D’une part, les actes effectués et les substances utilisées peuvent ne pas être anodins. D’autre part, elles comportent des risques pour les patients qui arrêtent leur traitement au profit de l’une de ces médecines.

Pour quel usage ?

Ces thérapies, souvent issues des médecines dites traditionnelles, sont néanmoins de plus en plus utilisées en complément des pratiques conventionnelles y compris par les médecins à l’hôpital. C’est notamment le cas pour soulager les douleurs liées à des traitements lourds dans le cadre de cancer par exemple.

Le plus souvent, les personnes ont recours à ces pratiques pour lutter contre le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil ou les maux de dos. Elles sont également utilisées en cas d’addiction, de troubles du comportement alimentaire, mais aussi pour soulager les allergies, les rhumatismes et certains troubles ORL. Certaines interviennent également dans les problèmes de peaux ou encore de fertilité.

Comment sont-elles remboursées ?

Le principe est que ces pratiques de soins non conventionnelles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Il existe toutefois une exception qui concerne l’acupuncture qui est la seule médecine douce faisant l’objet d’un diplôme reconnu nationalement.

Il y a toutefois des conditions : il faut que la séance soit réalisée par un médecin ou un professionnel de santé et que ce dernier ait bien obtenu le diplôme national d’acupuncteur. La séance doit s’inscrire dans le traitement de certains troubles à savoir :  traitement de nausées et vomissements, prise en charge d’un syndrome anxio-dépressif ou encore d’un sevrage alcoolique ou tabagique. La prise en charge par la Sécurité sociale sera alors de 70 % du tarif de convention d’un médecin généraliste (soit 18 € en 2020).

Toutes les autres pratiques peuvent, au cas par cas, être prises en charge mais toujours de façon très partielle. Et ceci seulement si elles sont réalisées par un médecin ou un personnel para-médical (kinésithérapeute, infirmière, etc.).

Le rôle essentiel de la complémentaire santé

Le reste à charge pour les personnes ayant recours à ces pratiques douces est donc généralement élevé. Or, un Français sur deux a déjà fait appel à l’une ou l’autre de ces thérapies. C’est pourquoi les complémentaires santé proposent généralement des prises en charge de ces soins.

La majorité des contrats prévoit des forfaits de remboursements. Il s’agit de forfait annuel ou de forfait par séance avec un nombre maximal de consultations. Certaines complémentaires proposent aussi des options spécifiques pour couvrir les frais liés à l’usage de traitements non conventionnels.

Malakoff Humanis va plus loin

En proposant l’accès à son réseau Médoucine, un réseau de praticiens sélectionnés sur leurs compétences et la qualité de leurs prestations.

Nos solutions

Découvrez la solution qui vous correspond en quelques clics

Sur le même thème
  • Quand peut-on changer de complémentaire santé ?

    Quand peut-on changer de complémentaire santé ?

    Il est tout à fait possible de changer de complémentaire santé, appelée aussi mutuelle, à condition de respecter certaines règles et délais de prévenance. Nous vous proposons de faire le point sur les différents cas de résiliation et leurs mises en œuvre.

  • Avoir deux mutuelles, est-ce possible ?

    Avoir deux mutuelles, est-ce possible ?

    Vous le savez sans doute, la loi impose depuis 2016 aux entreprises du secteur privé de proposer à leurs salariés une complémentaire santé. Peut-on, toutefois, souscrire à une deuxième mutuelle afin de bénéficier de meilleurs remboursements ?  Est-ce autorisé ? Quels sont les points positifs et les inconvénients de cette solution ? Quid de la surcomplémentaire santé ? On fait le point !