Succession, quels droits à l’héritage pour les ascendants ?

Succession, quels droits à l’héritage pour les ascendants ?

En France, les droits de succession fixent les règles de répartition des biens du défunt. Si le défunt n’a pas laissé de testament ou fait de donation, la loi impose une hiérarchie des héritiers qui se partagent la succession. Elle suit un ordre logique, qui vise à indemniser en priorité les enfants ou petits-enfants du défunt.

Après la mort d’un proche, la succession est plus ou moins complexe selon les situations.  Parfois, la répartition de l’héritage est plutôt simple car tout revient aux enfants ou petits-enfants du défunt. Mais dans d’autres cas, il est plus difficile de trancher : qui doit hériter si les parents du défunt sont encore vivants ? Si le défunt n’avait pas prévu cette situation, c’est la loi qui va s’occuper de départager les héritiers.

Que se passe-t-il si le défunt avait des enfants ou des petits-enfants ?

Si le défunt a des enfants, les ascendants ne sont pas concernés par l’héritage. En effet, les descendants et le partenaire marié sont les bénéficiaires prioritaires.

Le saviez-vous ?

Lorsque vous souscrivez à une assurance vie, vous pouvez choisir vous-même les bénéficiaires de votre contrat.

Qu’en est-il si le défunt n’avait pas d’enfant ?

Sans descendant, la succession est différente et il existe de nombreuses situations où les ascendants reçoivent une part plus ou moins grande de l’héritage.  Le défunt avait-il un conjoint ? Des frères et sœurs ?

S’il n'y avait pas de conjoint au moment du décès

En l’absence d’un conjoint survivant, l’héritage peut revenir :  

  • Aux parents, si le défunt est enfant unique
  • Aux parents et aux frères et sœurs, partagé en deux entre les ascendants et collatéraux
  • Au parent survivant (si l’un est décédé) et aux frères et sœurs, si l’un des deux parents est décédé. L’ascendant reçoit un quart de l’héritage, le reste revient aux collatéraux.  
  • Au parent survivant puis aux grands parents s'ils sont encore vivants, et que le défunt est enfant unique.


Vous n’avez ni descendant ni ascendant et vous ne savez pas à qui transmettre votre patrimoine ?
Renseignez-vous dès à présent sur vos possibilités.

Et si le défunt avait un conjoint ?

Si le défunt était marié au moment du décès, le partage de l’héritage est différent, car le partenaire est prioritaire sur la famille. Là encore, la répartition varie selon les cas : 

  • Si les parents du défunt sont encore vivants, l’héritage est partagé en deux entre les ascendants et le conjoint
  • Si seul un des parents est vivant, celui-ci reçoit un quart du patrimoine, le reste revient au partenaire
  • Si les parents sont décédés mais que les grands-parents sont vivants, tout revient au conjoint. Cependant, les ascendants peuvent demander une pension qui sera prélevée sur la succession.

Prévoir et mettre à l’abri

Il existe différentes situations concernant la succession et dans certaines d’entre elles, les parents du défunt n’ont droit à aucun héritage.  Au regard de la loi, les enfants sont prioritaires. Pour mettre ses parents à l’abri, il est nécessaire de le faire savoir légalement.

Les assurances décès faites sur mesure permettent de choisir les proches qu’on désire mettre à l’abri. Elles apportent ainsi la certitude à l’assuré que tout est en ordre autour de lui en cas de décès.

Pour protéger vos proches, calculez dès à présent le montant de votre cotisation assurance-décès :

Sur le même thème